Revolution fiscale: l’affaire du peuple !

J’ai participé samedi au rassemblement de Bordeaux initié par le Front de Gauche pour une autre politique fiscale. Hier, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Paris.

IMG_2492_2 2Le budget 2014 c’est plus d’impôts injustes, moins de services publics et de protection sociale : ce n’est pas supportable ! Il faut une révolution fiscale contre les privilèges ! Exiger des parlementaires qu’ils ne votent pas ce budget d’austérité. Imposer un équilibre budgétaire comme le veulent les institutions et gouvernements européens est stupide et injuste. Cela mène à la stagnation économique. Il faut changer de cap.

Vite un impôt progressiste et républicain !

Nous proposons de :

• Instaurer un impôt sur le revenu progressif qui permette de réduire les inégalités : augmenter le nombre de tranches d’imposition, augmenter les taux portant sur les revenus élevés, rétablir une vraie fiscalité du patrimoine. Les plus riches doivent contribuer à la mesure de leurs moyens.

• Instaurer un revenu maximum (360 000 € par an).

• Taxer le capital au même niveau que le travail. Les salariés ne doivent pas porter l’essentiel de l’effort fiscal ! Il faut s’attaquer au coût du capital : la part dans la richesse produite des dividendes versés aux actionnaires n’a cessé d’augmenter ces dernières années.

• Mettre fin à la fraude fiscale des riches et des grandes entreprises (+ de 60 milliards d’euros par an), et aux niches fiscales injustifiées.

• Mettre fin à l’inégalité qui conduit les PME à être plus taxées que les grandes entreprises.

• Mettre fin aux emprunts toxiques et à la privatisation des services publics qui étouffent la vie et les budgets locaux.

Marie Brizard: l’autre baume au coeur de la journée

En ouvrant le journal ce matin, je constate qu’il n’y a pas que le football pour nous apporter des bonnes nouvelles. Le récit de la demi-journée de grève suivie par une grande majorité des travailleurs de l’entreprise Marie Brizard, rue Fondaudège, doit également donner du baume au cœur à tous ceux qui ne se résignent pas à la mise en concurrence des salariés.

Cliquez sur la photo pour voir l’article de Sud-Ouest

Inquiets depuis longtemps déjà pour l’avenir de leur site de Bordeaux, ces salariés ont surtout voulu exprimer leur entière solidarité avec leurs collègues de Zizurkil, en Espagne dont le site est promis à la fermeture pure et simple. Dans le langage des financiers qui détiennent maintenant cette entreprise, ces fermetures et licenciements portent le nom de « plan de Sauvegarde ». Dans le langage du mouvement ouvrier, on répond « Travailleurs de tous les pays… ».

L’attitude solidaire des salariés bordelais est donc exemplaire. Ils pourront compter à leur tour sur le soutien des communistes et du Front de gauche de Bordeaux.

 J’observe par ailleurs que les difficultés de cette entreprise alimentent depuis quelques temps les spéculations sur la possible vente des terrains de la rue Fondaudège en vue de faire des bonnes affaires immobilières.

Je lance donc une alerte : nous ne pouvons pas nous contenter de regarder les activités économiques en général et industrielles en particulier quitter notre ville sans agir. Quelque soit le sort de l’entreprise Marie Brizard et les intentions du groupe qui la détient, la ville de Bordeaux et la Communauté urbaine doivent faire en sorte que ces terrains conservent une vocation strictement économique. Plutôt que de livrer des énièmes terrains aux promoteurs immobiliers, réfléchissons à réimplanter en cœur de ville des activités semi-industrielles et artisanales qui commencent à y manquer terriblement.

Poser cette condition, c’est aussi créer un climat favorable au maintien de l’activité de Marie Brizard sur ce lieu et donc soutenir la lutte de ces salariés bien courageux.

La finance s’invite à REGAZ…

Gaz

Le Conseil municipal avait aujourd’hui à se prononcer sur la cession de la part de Dalkia France dans le capital de REGAZ Bordeaux. Voici ma déclaration:

« Avec cette délibération, monsieur le Maire, vous demandez au Conseil municipal de Bordeaux deux choses :

  • renoncer au droit de préemption de la ville sur les actions cédées par Dalkia.

  • Mandater les 7 élus siégeant au Conseil d’administration de Regaz Bordeaux pour céder les parts de Dalkia à un fonds d’investissement contrôlé par OFI-InfraVia.

     J’alerte ici solennellement notre conseil sur la gravité de la décision à prendre aujourd’hui. Continuer la lecture de « La finance s’invite à REGAZ… »

Bassins à flot: les promoteurs ne passent pas par la bonne porte !

Lors du dernier conseil de CUB, nous avons eu à nous prononcer sur une aide exceptionnelle accordée à une entreprise impactée par les dysfonctionnements de cet été sur les Bassins à flot. Le groupe des élus communistes a évidemment approuvé cette aide. Mais j’en ai profité pour rappeler la CUB et la ville à leurs responsabilités dans le maintien et le développement de cet outil industriel de grande qualité. Un équipement qu’Alain Juppé n’a pas hésité à reléguer au tout dernier rang, derrière le logement de standing, le tourisme et les loisirs et le numérique. Une hérésie alors que, à l’occasion des 3 jours de Bacalan, le patron du Cluster refit nous confirme que tout est prêt pour le démarrage de cette activité industrielle dans notre quartier !

 

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Plus de 10 000 à Bordeaux ce matin contre l’accoutumance à l’austérité

 

 

France Bleu Gironde a mis à jour mon interview sur son site…

Lundi, j’y  parlais retraite.

Et nous étions mardi plus de 10 000 dans les rues de Bordeaux ce matin à refuser la logique de cette nouvelle réforme des retraites. De nombreux jeunes !

Oui, nous pouvons imposer une autre réforme des retraites.

Pour cela, comme je le disais sur France Bleu, il faudra choisir entre l’accoutumance à la politique austéritaire ou la rupture avec celle-ci.

Pour nous, c’est clair: stop à l’austérité !

 

 

 

 

 

Réécouter l’interview sur Frande Bleu

 

 

 

4 août 1789: abolition des privilèges… Et aujourd’hui ?

C’est parce qu’on ne nous propose que des recettes austéritaires pour tenter de résoudre la crise du capitalisme, qu’il me semble important de prendre un peu de recul sur l’existence ou pas de ressources inexplorées…

Les privilèges de 2013 sont énormes. Les masses d’argent en circulation progressent chaque jour. Par exemple, Michel Pinçon et Monique Pinçon Charlot révèlent * que les transactions sur les produits dérivés et produits financiers spèculatifs ont été 74 fois plus importantes que le PIB mondial en 2008. Ce rapport était de 1 à 15 en 1990 ! Continuer la lecture de « 4 août 1789: abolition des privilèges… Et aujourd’hui ? »

Pour un terminal croisières à Bordeaux !

 

Lors du Conseil municipal du 24 juin, à l’occasion d’une délibération consistant à aménager deux postes d’accueil pour paquebots fluviaux, au niveau des Chartrons, j’ai interpellé le Maire pour « la création d’un véritable terminal croisières permettant de faire de Bordeaux une tête de ligne maritime ».

La croisière est un des seuls secteurs touristiques qui se développe malgré la crise.

A Bordeaux, si l’activité « croisières d’escale » s’est renforcée ces dernières années (30000 passagers attendus en 2013 avec 40 escales contre 11400 passagers en 2006), son potentiel de développement est toutefois limité. Continuer la lecture de « Pour un terminal croisières à Bordeaux ! »

Activités portuaires de Bordeaux-Bacalan: revirement de Juppé !

Lors du dernier Conseil municipal, le Maire de Bordeaux a porté un sale coup au projet de refit de navires de grande plaisance des Bassins à flot.

Alors que ce projet est passé, en deux ans, du domaine de l’inconcevable au domaine du possible. Alors que Port et un cluster de 30 entreprises sont déjà au travail. Alors que le « pôle refit » figure  sur les cartes du plan guide des bassins à flot et du schéma directeur de la vie du fleuve. Alors qu’il eut l’honneur des discours officiels de l’inauguration de la maison du projet il y a 2 mois. Alors que le vice-pdt UMP de la Cub, responsable de l’économie du fleuve s’en sert d’argument médiatique pour montrer le regain de dynamisme de Bordeaux. Alors qu’il existe un large consensus entre décideurs économiques, élus de tous bords et associations de quartier… Alain Juppé dit stop et demande au Port de revoir sa copie !

En question deux points cruciaux pour lui:

– le bruit et les odeurs générés par un chantier occultant la vue des riverains sur le plan d’eau !

– la clôture du pôle refit empêchant la continuité piétonne.

« Où est la mixité fonctionnelle revendiquée pour ce nouveau quartier, si vous portez atteinte au seul projet qui relèvera le défi d’une cohabitation Industrie légère/Logement ? » ai-je protesté.

Nous ne sommes plus au XIXème siècle. Les normes environnementales pour l’industrie sont strictes. Les nuisances occasionnées par un chantier de maintenance navale sont connues et adaptables à un cahier des charges.

Les futurs habitants du secteur le seront en connaissance de cause. Ils feront le choix d’habiter un quartier qui bouge et qui travaille. Ils partageront un espace de vie avec les salariés de ces métiers de pointe qu’ils croiseront dans le tram, les commerces ou les restaurants.

S’il est préférable de couvrir une des formes de radoub pour optimiser le refit et limiter les nuisances, cela peut être un trait architectural et artistique, participant à la valeur ajoutée « touristique » du quartier, chère au Maire. Oui, quelques propriétaires des appartements de standing de l’îlot du promoteur Fradin auront vue sur le chantier. Et alors ? Ceux-là auront beaucoup plus de chance que les autres, donnant sur les balcons des voisins !

Clôture ou pas ? Si les conditions de sécurité exigeaient de fermer le chantier au public, pourquoi ne pas imaginer son ouverture, balisée, en dehors des heures de travail ? Cela se fait sur une partie des quais parisiens et dans d’autres villes d’Europe.

Mais quand on veut tuer son chien…

Le refit se développe fortement à Lorient et La Rochelle. C’est un secteur échappant actuellement à la crise (et oui, les riches sont plus riches). Bordeaux a ici l’occasion de renforcer sa filière nautique et créer des emplois… Ne passons pas à côté…

Monsieur le Maire, gardez raison !

 En novembre 2012, les représentants des associations bacalanaises lançaient une pétition en faveur de la réparation navale dans les formes de radoub. 500 signatures furent déposées sur les bureaux d’Alain Juppé et Vincent Feltesse !

  E n décembre dernier à Barcelone, j’ai pu vérifier l’intégration urbaine d’un pôle de refit…

Plan Garonne du Maire: verre à moitié vide !

 

Pour des projets d’avenir ambitieux autour de la Garonne

A quelques jours de l’ouverture du pont Chaban-Delmas, il nous semble important de replacer cet ouvrage dans son contexte portuaire. Il semblerait que M. Juppé redécouvre l’existence du fleuve. Mieux vaut tard que jamais. On se félicite que, grâce à notre travail politique à Bordeaux comme à la CUB, grâce à  la pression populaire, M le maire soit obligé de venir enfin sur ce terrain.

Sur ce terrain, oserons-nous affronter le défi de ces villes portuaires qui considèrent la voie d’eau non comme un obstacle au développement urbain, non comme un simple atout touristique, mais comme un vecteur premier de développement durable pour l’économie, le transport et les déplacements ?

Oserons-nous ouvrir de nouvelles lignes de transports de marchandises en reliant les villes à la Garonne ; Saurons-nous utiliser un nouveau réseau de distribution intercommunautaire par voie fluviale pour le transport de granulats, de déchets, et de produits de consommation. Saurons-nous utiliser ces lignes par le fleuve reliant Bordeaux à Toulouse comme nous l’avons fait partiellement pour Airbus ? Ce que les hommes et les techniques avaient réussi au 17ème siècle sous Colbert, pourquoi ne serait-il pas possible de le réaliser aujourd’hui pour un nouvel axe de transport fluvial structurant porté par l’Etat entre l’Atlantique et laMéditerranée via la Garonne et le canal du midi ?

Oseronsnous mettre en place un vrai réseau de navettes fluviales en intermodalité avec le bus et le tramway,et un nombre de pontons suffisants permettant de relier Lormont, Bacalan-Claveau jusqu’aux quais de Paludate, ainsi que Bègles -Floirac, intégré dans le projet Euratlantique?

Oseronsnous nous appuyer sur le formidable succès de CNB, chantiers navals de Bordeaux, pour interroger davantage le potentiel de la construction navale, de la maintenance ainsi que la filière nautique électrique en lien avec deux atouts locaux que sont l’usine SAFT pour les batteries, et First Aquitaine Industrie, en recherche de projets ?

Oseronsnous développer les hydroliennes en lien avec HydroQuest et le programme d’énergies marinesle développement des projets économiquesd’énergie renouvelable maritime?

 

Oserons-nous développer la formation professionnelle dans ce domaine et généraliser les clauses d’embauches des jeunes à travers les missions locales et pôle emploi sur ses chantiers ?  

Oserons-nous préserver la plaque portuaire de la muséification et de la menace des intérêts des promoteurs immobiliers dont la philanthropie reste à prouver ?

Oserons-nous répondre aux attentes des plaisanciers et entreprises nautiques qui ne voient rien venir de la modernisation du port de plaisance et du développement d’activités d’accastillage sur le bassin à flots n°2 ?

Oserons-nous lever tous les obstacles sur le bassin n°1 par la création d’un pôle de refit de navires de grande plaisance capable de générer plus de 400 emplois par un cluster d’entreprises autour des deux rives?

Oserons-nous associer l’articulation d’équipements publics et portuaires dansces projets ?

Oserons-nous inclure une démarche éducative et citoyenne autour du port et donner une ambition culturelle autour du fleuve  à l’image de la biennale d’art contemporain ,Estuaire entre Nantes et St Nazaire ?

Oserons-nous restaurer notre mémoire du port esclavagiste en créant un mémorial de l’abolition de l’esclavage sur les quais, en cœur de
ville ?

Finalement, derrière cette annonce, c’est bien l’enjeu du développement de l’emploi et du développement durable et environnemental dont il s’agit pour Bordeaux. Pour nous, il temps que Bordeaux deviennent Belle, Rebelle.

 

Vincent Maurin

Conseiller municipal de Bordeaux

et Loïc Boisson

Secrétaire de la section PCF Bordeaux